Sapeurs-pompiers professionnels et volontaires unis pour défendre le modèle français de secours et les moyens des SDIS lors de la mobilisation nationale du 8 septembre au 20 octobre 2026.

Sapeurs-pompiers volontaires : ce combat est aussi le vôtre, défendons ensemble notre modèle de secours !

Du 8 septembre au 20 octobre 2026, les personnels des Services d’incendie et de secours seront appelés à se mobiliser dans le cadre du préavis de grève national déposé par l’intersyndicale.

La CFDT porte des revendications fortes : des moyens humains supplémentaires, un financement pérenne des SIS et une véritable ambition nationale pour notre sécurité civile.

Mais la CFDT-SDIS veut aujourd’hui s’adresser directement à celles et ceux qui constituent une force indispensable de notre modèle de secours : les sapeurs-pompiers volontaires.

Collègues volontaires, ce combat est aussi le vôtre.

Car derrière la mobilisation des sapeurs-pompiers professionnels, ce n’est pas seulement un statut ou une profession que nous défendons.

C’est notre modèle de sécurité civile. C’est notre service public de secours. Et c’est notre capacité collective à continuer de porter secours à tous les Français, partout sur le territoire.

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers s’associe au mouvement

Le message envoyé le 29 août est particulièrement fort.

Comme le rapporte Franceinfo, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) « s’associe pleinement » au mouvement de grève prévu du 8 septembre au 20 octobre.

Cette prise de position est importante.

Elle montre que les inquiétudes exprimées depuis des mois par les organisations syndicales dépassent les seules revendications catégorielles des sapeurs-pompiers professionnels.

C’est bien l’avenir de notre modèle de sécurité civile qui est aujourd’hui posé sur la table.

SPP et SPV : deux statuts, mais un même secours

Sur le terrain, nous le savons mieux que quiconque.

Lorsqu’un VSAV part pour un secours à personne, lorsqu’un fourgon s’engage pour un incendie ou lorsque des colonnes de renfort traversent la France pour combattre les feux de forêt, personne ne demande qui est professionnel et qui est volontaire.

Nous portons les mêmes équipements.

Nous montons dans les mêmes engins.

Nous affrontons les mêmes risques.

Et surtout, nous intervenons pour les mêmes citoyens.

La complémentarité entre sapeurs-pompiers professionnels et volontaires constitue précisément l’une des grandes forces du modèle français.

Alors ne laissons personne nous opposer.

Les professionnels ne se battent pas contre le volontariat. Ils se battent aussi pour que ce modèle, fondé sur la complémentarité entre SPP et SPV, puisse continuer d’exister.

Défendre les moyens des SIS, c’est aussi défendre le volontariat

Un volontariat fort ne peut pas durablement compenser un manque structurel de professionnels.

Et inversement, notre modèle ne pourrait pas conserver son niveau de proximité territoriale sans l’engagement de dizaines de milliers de volontaires.

Nous avons besoin les uns des autres.

Lorsque la CFDT réclame davantage d’effectifs professionnels, elle défend des centres de secours capables de fonctionner correctement.

Lorsqu’elle réclame des financements pérennes pour les SIS, elle défend les casernes, les véhicules, les équipements, la formation et les capacités opérationnelles dont bénéficient professionnels comme volontaires.

Lorsqu’elle demande à l’État de prendre ses responsabilités face à l’évolution des risques, elle défend notre capacité collective à répondre aux catastrophes de demain.

Défendre les moyens des professionnels, ce n’est donc pas affaiblir le volontariat. C’est contribuer à le préserver.

Notre maillage territorial est une richesse nationale

La France dispose d’une force extraordinaire : un réseau de centres d’incendie et de secours répartis sur l’ensemble du territoire.

Dans les grandes agglomérations, mais également dans les villes moyennes, les territoires ruraux et parfois les secteurs les plus isolés, des femmes et des hommes sont disponibles pour répondre à l’urgence.

C’est ce maillage qui permet aux secours d’être au plus près de la population.

C’est lui qui permet de maintenir une réponse opérationnelle dans nos territoires.

Et cette proximité repose largement sur la complémentarité entre professionnels et volontaires.

Nous devons mesurer ce que nous risquerions de perdre si nous laissions progressivement ce modèle s’affaiblir faute de moyens.

Une caserne qui ferme ou qui ne peut plus armer correctement ses engins, ce sont potentiellement des délais d’intervention qui augmentent.

Des effectifs insuffisants, ce sont des personnels davantage sollicités.

Des budgets contraints, ce sont des investissements, des véhicules, des équipements ou des formations qui peuvent être retardés.

Et au bout de la chaîne, c’est toujours le citoyen qui risque d’en subir les conséquences.

On ne peut pas demander toujours plus aux mêmes femmes et aux mêmes hommes

Les dernières années nous l’ont encore démontré.

Feux de forêt, inondations, tempêtes, catastrophes naturelles, secours d’urgence aux personnes, accidents de la circulation, risques technologiques…

À chaque crise, la France se tourne vers ses sapeurs-pompiers.

Et nous répondons présents.

Professionnels comme volontaires.

Mais pendant combien de temps pourra-t-on continuer à demander toujours davantage aux SIS sans leur donner les moyens correspondant à leurs missions ?

Pendant combien de temps pourra-t-on compter sur l’engagement sans limites des personnels ?

Pendant combien de temps pourra-t-on considérer que le volontariat permettra de compenser toutes les difficultés d’effectifs ?

Le dévouement ne peut pas remplacer une politique publique.

L’engagement volontaire ne peut pas devenir la variable d’ajustement du manque de moyens.

Et le professionnalisme de nos collègues SPP ne doit pas servir à masquer des effectifs devenus insuffisants.

Collègues volontaires, nous avons besoin de vous

C’est pourquoi la CFDT-SDIS lance aujourd’hui un appel aux sapeurs-pompiers volontaires de France.

Nous ne vous demandons pas de défendre le statut des professionnels.

Nous vous demandons de défendre avec nous notre modèle de secours.

De faire entendre votre voix.

De soutenir publiquement cette mobilisation.

De participer aux rassemblements et aux actions qui seront organisés sur les territoires.

D’échanger avec vos collègues, vos chefs de centre, vos maires et vos élus.

De rappeler autour de vous que derrière les revendications des personnels des SIS se joue une question beaucoup plus importante :

Quels secours voulons-nous demain pour la population ?

Nous avons également besoin des citoyens et des élus

Ce combat ne doit d’ailleurs pas rester uniquement celui des sapeurs-pompiers.

Nous lançons également un appel aux citoyens et aux élus de la République.

Aux maires, qui connaissent l’importance d’un centre de secours dans leur commune.

Aux conseillers départementaux, qui connaissent les difficultés financières auxquelles sont confrontés les SDIS.

Aux parlementaires, qui auront à décider des moyens accordés demain à notre sécurité civile.

Et à chaque citoyen qui, un jour, peut avoir besoin de composer le 18 ou le 112.

Votre service public de secours a besoin de votre soutien.

Car lorsqu’un sapeur-pompier demande davantage de moyens, il ne demande pas simplement davantage pour lui-même.

Il demande les moyens d’arriver jusqu’à vous et de pouvoir vous secourir dans les meilleures conditions.

Du 8 septembre au 20 octobre, faisons front commun

La CFDT-SDIS refuse que l’on oppose professionnels et volontaires.

Nous refusons que l’on oppose les territoires urbains aux territoires ruraux.

Nous refusons que l’on attende une catastrophe majeure pour découvrir les fragilités que les personnels dénoncent depuis des années.

Le mouvement qui débutera le 8 septembre doit donc dépasser les seules organisations syndicales.

Il doit devenir celui de tous ceux qui veulent préserver une sécurité civile forte, moderne et capable d’assurer partout en France une réponse de proximité.

SPP, SPV, PATS : nous faisons vivre le même service public.

Aux professionnels : mobilisons-nous.

Aux volontaires : soutenez-nous et rejoignez-nous.

Aux citoyens : faites entendre votre soutien.

Aux élus : portez cette exigence auprès de l’État.

Parce que nous défendons les mêmes casernes.

Parce que nous utilisons les mêmes matériels.

Parce que nous protégeons les mêmes territoires.

Parce que nous secourons les mêmes citoyens.

Et parce que demain, lorsque le 18 ou le 112 sonnera, la seule chose qui devra compter sera notre capacité à répondre présent.


🟧 CFDT-SDIS — Unis pour protéger, engagés pour avancer

Défendre les moyens des SIS, c’est défendre ceux qui portent secours.
Défendre les sapeurs-pompiers, c’est défendre les citoyens.
Défendre notre modèle de sécurité civile, c’est défendre un service public essentiel à tous les Français.

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