🚨 Yonne (89) : La CFDT SDIS 89 sonne l’alarme et demande la démission du président, M. Bonnefond

Le conflit qui oppose l’intersyndicale du SDIS 89 à sa direction a atteint un point de non-retour suite à une réunion du Comité social et territorial (CST) le 5 novembre 2025. La CFDT SDIS 89, par la voix de son secrétaire, dénonce la dégradation inacceptable des conditions d’intervention et rompt le dialogue face à l’attitude irrespectueuse du président, Christophe Bonnefond.

1️⃣ Rupture du dialogue social : La dignité des agents en jeu

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est l’attitude jugée inacceptable du président du SDIS 89, Christophe Bonnefond (également vice-président du Conseil départemental).

Lors du CST du 5 novembre, des propos injurieux auraient été proférés à l’encontre de syndicalistes, les traitant notamment de « cons ». Devant ces faits, que M. Bonnefond dément, la position de l’intersyndicale est ferme : plus aucune participation aux instances paritaires tant que le président sera en fonction.

Vincent Debelle-Duplan, Secrétaire de la section CFDT SDIS 89, qui était présent lors de la réunion, a pris une décision forte :

« Face à de tels agissements et au manque de respect de notre engagement syndical, la CFDT SDIS 89 a décidé de porter plainte contre Christophe Bonnefond. »

L’intersyndicale exige désormais que le Président du Conseil départemental de l’Yonne reprenne ses prérogatives sur le Conseil d’administration du SDIS 89.

2️⃣ Sécurité des Agents et du Public : Des conditions d’intervention hors la loi

Au-delà du conflit de personnes, ce sont les conditions de travail et la sécurité des agents et du public qui sont au cœur du problème. La CFDT rappelle que les revendications pour des moyens décents sont anciennes et sont restées lettre morte, malgré la perte de 30 postes de professionnels ces dernières années.

Vincent Debelle-Duplan expose des situations qui mettent en danger les équipes :

  • Rupture de la règle d’engagement : « On peut désormais partir tout seul en intervention sur une ambulance, où on partait avant à trois. C’est une menace directe pour la sécurité de l’agent et la qualité du secours. »
  • Engagement des Jeunes Sapeurs-Pompiers (JSP) en excès : « On engage des mineurs plus que de raison – normalement c’est un par engin – on voit des cas où ils sont jusqu’à trois à être bippés par le chef d’alerte. »
  • Sous-effectif chronique : Le « pouvoir opérationnel journalier » chute régulièrement à 110 effectifs, très loin du minimum de 160 sapeurs-pompiers de garde ou d’astreinte fixé par arrêté préfectoral.

« Les pompiers de l’Yonne en ont ras-le-bol d’être si peu considérés. Nous demandons plus de soutien et de reconnaissance de la part de notre hiérarchie face à un président qui fait peu de cas de nos revendications de terrain. »

3️⃣ La CFDT soutient le mouvement : Actions immédiates à Auxerre

En solidarité avec l’ensemble des agents, la CFDT des SDIS de France soutient pleinement l’intersyndicale dans ses actions :

  • Mobilisation Imminente : Des manifestations aux mots d’ordre « Unis, calmes, solidaires mais déterminés » sont prévues dans les prochains jours à Auxerre. La CFDT appelle les agents à se joindre massivement à l’appel intersyndical du mardi 2 décembre 2025 pour amplifier les revendications locales.
  • Lancement d’une pétition interne pour le retrait de la délégation de présidence de M. Bonnefond.
  • Mise en garde quant à la prochaine célébration de la Sainte-Barbe : les sapeurs-pompiers n’accepteront plus les discours officiels sans actes concrets.

Notre position est claire : l’avenir des sapeurs-pompiers repose sur un respect mutuel, un dialogue constructif et des moyens à la hauteur des missions de service public. Nous exigeons le respect des agents, l’arrêt des injures, et une prise de conscience immédiate de l’urgence opérationnelle dans l’Yonne.


Le dialogue doit reprendre sur des bases saines. Tous en mobilisation le 2 décembre !

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