Le paysage de la protection sociale des soldats du feu évolue. Le décret n° 2025-1349 du 26 décembre 2025 vient de marquer une étape décisive en complétant les tableaux des maladies professionnelles du Code de la sécurité sociale.
Cette mise à jour législative vise à mieux protéger ceux qui nous protègent, en reconnaissant officiellement les risques sanitaires liés à l’exposition lors des interventions.
Ce qui change concrètement
L’évolution porte sur deux pathologies graves, désormais liées explicitement aux activités de lutte contre l’incendie :
- Le cancer de la vessie (Tableau n° 16 bis) : Sont désormais incluses les activités de lutte contre les incendies (milieux urbains, ruraux et espaces naturels), incluant les phases de formation, de déblai et de nettoyage du matériel. Ces pathologies sont liées à l’exposition aux goudrons et suies de combustion.
- Le mésothéliome (Tableau n° 30) : Ce cancer, consécutif à l’inhalation de poussières d’amiante, est maintenant reconnu pour les interventions en milieux urbain et rural, ainsi que pour les opérations de sauvetage et de déblaiement lors d’effondrements de structures.
Un accès facilité à la prise en charge
L’apport majeur de ce décret réside dans la présomption d’imputabilité.
Concrètement, pour un sapeur-pompier exerçant ces missions, il ne sera plus nécessaire de prouver le lien direct entre sa fonction et sa pathologie : la maladie sera présumée d’origine professionnelle dès lors qu’elle figure dans ces tableaux. Cela simplifie considérablement les démarches administratives et accélère l’accès aux droits.
À noter pour les sapeurs-pompiers volontaires : Ces dispositions vous sont également applicables. Votre protection sociale est régie par la loi du 31 décembre 1991, garantissant une couverture adaptée en cas de maladie contractée en service.

